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PATRIMOINE

UN PEU D'HISTOIRE

Des sépultures du second Age du fer, une villa gallo romaine au lieu dit La Marlerie, occupée entre ler et le IVe siècle, et un cimetière mérovingien témoignent de l'importance du site dans l'Antiquité et le haut Moyen Age.
La première mention du village apparaît dès 634 dans le testament du diacre Adalgise sous la forme Fatiliago villa in comitatu Virdunensis.
Paroisse du décanat de Longuyon pendant tout l'Ancien Régime, son église Saint Martin était à la fois à la collation de l'abbaye d'Orval et de celle de Juvigny ainsi que du seigneur du lieu, qui nommaient alternativement à la cure depuis 1350.
La seigneurie, très ancienne, fut sans doute commune, à l'origine, à Grand et à Petit Failly; à la fin du Xlle siècle, elle dépendait de Thiébaut, comte de Bar et de Luxembourg, avant de passer au XIIIe siècle entre les mains des sires de Cons qui la tinrent en fief. La villeneuve de Grand Failly, créée par le duc de Lorraine Matthieu Il et le seigneur de Cons Jean de Termes, fut affranchie à la loi de Beaumont en 1247, un an avant celle de Cons, due à celui ci. Par la suite, les seigneurs ou co seigneurs de Cons, notamment les Custine à partir du XVIe siècle, continueront à tenir de Bar, puis de Lorraine, cette terre. Possédée en grande partie, tout au long du XvIle Siècle, par les Saintignon, elle passera en 1719 dans le marquisat de Cons créé pour Nicolas François de Lambertye, alors que la famille de Joyeuse, alliée aux Gorcy, s'implantait à Petit Xivry, commune rattachée à Grand Failly en 1811.
La population, qui comptait 629 habitants en 1817 et culminait à 912 en 1851, est tombée aujourd'hui à 334 habitants.
 

L'EGLISE DE GRAND-FAILLY

La construction de l'église a débuté à la fin du XIIe siècle par la tour et s'est prolongée pendant tout le XIIIe siècle. Modifiée une première fois dans les années 1720 1725, l'édifice, de type basilical, est transformé en halle, une toiture unique couvre les trois vaisseaux et les baies sont repercées. En très mauvais état au milieu du XIXe siècle, elle nécessite une fois encore d'importants travaux de restauration qui, à partir de 1853, modifient à nouveau l'aspect général de la nef: les plafonds sont remplacés par des fausses voutes en berceau brisé et les piliers transformés en colonnes.
Depuis 1982, une équipe de paroissiens, sous la conduite de leur curé, s'est attelée au décapage des murs et à la mise en valeur de l'édifice.
La photographie montre la vue intérieure de la nef vers le choeur dans son état actuel.

La place devant l'église, toujours bordée de maisons jointives couvertes de toitures à faible pente encadrant une fontaine et un lavoir détruit depuis quelques années, a peu changé depuis le début du siècle. Elle s'ouvre sur le cimetière clos de murs, au milieu duquel est construite l'église paroissiale dédiée à Saint Martin.

Elevé sur presque toute la hauteur du mur Est de l'église, le maître autel est composé d'un tombeau du XVIIIe siècle en calcaire peint en faux marbre, sur lequel est posé un retable en bois peint et doré de la fin du XVIIe siècle. La contretable est occupée par une peinture sur toile de l'Adoration des Bergers repeinte au XIXe siècle. Le retable constitue sans doute l'oeuvre mobilière la plus intéressante du canton avec ses lourdes guirlandes de fruits et ses chutes végétales, ses ailerons vigoureux au décor feuillagé luxuriant et son peuple d'angelots assis sur lesfrontons, timbrant les piédestaux des colonnes ou faisant encore office d'ailerons pour la façade du tabernacle. La niche de couronnement, contrairement aux habitudes du Pays Haut, est un morceau de choix où s'est réfugié un décor particulièrement riche et abondant, faisant écho à celui du retable. Sans doute s'agit il là encore de l'oeuvre du sculpteur qui a réalisé les retables de Murville et dHigny (canton d'Audun le Roman), ici au faite de son talent.


Sculptée dans le calcaire bleu de Meuse, la vaste cuve des fonts baptismaux, de lafin du XIIe siècle, est posée sur un pied plus récent, sans doute du XVIe siècle. Extraite du mur où elle était engagée, à l'occasion des travaux de restauration, elle fait partie de toute une série defonts qu'on retrouve aussi bien en Belgique, que dans la vallée de la Moselle allemande, dans les Ardennes ou en Lorraine (Flabeuville près de Longuyon, Cesse, Juvignysur Loison et Remoiville en Meuse). De forme tronconique et de plan carré, elle est décorée sur les angles de quatre têtes humaines stylisées et les parois sont piquetées. La dureté de la pierre laisse bien visibles toutes les traces d'outils.

(Sources "Images du patrimoine").
Plus d'informations sur l'église Saint-Martin

 

L'EGLISE DE PETIT-XIVRY

Remonté dans l'église construite en 1783, le maître autel provient, selon la tradition locale, de l'église de Grand Failly, ce que semble confirmer un relevé de l'église mère dressé au milieu du XIXe siècle, sur lequel sont figurés les autels. Sur le tombeau du XVIIIe siècle en calcaire peint en faux marbre, semblable à celui du maître autel de Grand-Failly, sont posés un tabernacle de plan trapézoïdal, à niche en façade et colonnes torses, et un retable, tous les deux de la seconde moitié du XVIIe siècle. La contretable est occupée par une toile peinte, en mauvais état, de la Vierge de l'Immaculée Conception portant l'Enfant sur le bras.


Ce ciboire lorrain en laiton argenté et argent doré, daté 1819-1838, est l'oeuvre d'un orfèvre de Metz non identifié. De nombreuses pièces semblables caractérisées par un décor végétal poinçonné et repoussé, sont conservées dans beaucoup d'églises du Pays Haut.

(Sources "Images du patrimoine").

 

 

 

LES LAVOIRS

Un lavoir original dit "FONTAINE DU CATINAT"

A l'angle de la rue basse et de la route de Petit Xivry, dans le quartier de l'église, ce beau lavoir a été construit en 1785, date portée par la pierre de fondation, sur les plans d'un architecte talentueux. Sa précocité,l'originalité de son plan rectangulaire aux angles battus, la qualité de sa façade principale appareillée dotée d'une niche servant d'axe de d'ardoise à croupes, les symétrie, son haut toit bossages des baies latérales, tout concourt à en faire un bâtiment dont la qualité architecturale et l'intérêt archéologique l'emportent de très loin sur les autres édicules des eaux du Pays Haut.

EN SAVOIR PLUS SUR LA FONTAINE DU CATINAT

Lavoir des trois fontaines : type de lavoir à impluvium

Le bassin-lavoir, alimenté par un ruisseau traversant le chemin rural dit des "Trois Fontaines" qui le surplombe, a été couvert dans la seconde moitié du 19ième siècle par un bâtiment à deux corps juxtaposés, en forme de guérites. Les deux constructions ont une façade en pierre de taille appareillée. Les ouvertures des deux façades pignon sont en plein cintre; l'une des deux dont le plein cintre était écroulé, a été réparée.

 Lavoir de Petit-Xivry

Perdu dans un champ, ce lavoir-bâtiment est situé en contrebas du village, sentier des Epis d'Or. Il a été construit au milieu du 19ème siècle en pierre locale, type pierre de Jaumont. Récemment protégées par de belles grilles en fer, les trois ouvertures de la face latérale sont en plein cintre. Seule celle donnant accès, par trois marches, au bassin du lavoir, a été conservée dans sa totalité, les trois autres ont été en partie murées. Des tuiles mécaniques sur charpente remplacent les tuiles canal d'origine; deux corbeaux en pierre sur chaque pignon laissent supposer un auvent de protection.

Sources "Fontaines & Lavoirs en Pays-Haut".

LE MEMORIAL DE GRAND-FAILLY

Pourquoi un mémorial a-t-il été érigé à Grand-Failly ? Pour le savoir rendez-vous vers les 3 liens suivants :

1. INFORMATIONS SUR LE COMITE DU MEMORIAL DE GRAND-FAILLY

2. PRESENTATION DE L'ASSOCIATION POUR L'ÉRECTION DU MÉMORIAL DE GRAND FAILLY

3. NOTICE HISTORIQUE SUR LES CIMETIERES MILITAIRES TEMPORAIRES DE GRAND FAILLY

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