PERSONNALITES PASSIONNANTES ET ETONNANTES
DU VILLAGE
A la rencontre de Jacky Wargny
Propos recueillis par Cyril COTINAUT...Aujourd'hui, notre envoyé spécial a rencontré Jacky Wargny.
Faisant partie de l'association qui gère le musée des pompiers d'Athus ( 0032 63 388654).
Personnage à l'humour impassible et belge d'origine, Jacky n'a jamais sa langue dans sa poche surtout pour parler de ses passions.
Après un International de 1964 et un Desoto de 1960, c'est un Dodge de 1980 réformé des pompiers belges qui prend le départ pour une nouvelle vie.
Depuis un mois, le camion (pompe Rosenbauer de 100 bar) se refait une santé dans la grange de Jacky.

Passionné par contamination, Jacky n'a jamais été pompier comme son ami, l'autre Jacky mais l'a suivi avec soixante quinze autres membres que composent l'association « l'Univers des Pompiers ». La RTBF est même venue, il y a près de trois ans pour faire connaître à nos amis belges la reconstruction même de l'essence du musée d'Athus.
Le Cadreur (caméramen) était attaché à la calendre pour les prises de vue avant.
Mais Jacky a une autre passion. Bien qu'il ait été plongeur en mer, il est passionné d'ULM.
Après déjà quelques trois cents heures, il refait un Rotax 4 cylindres à plat Essence de 80 cv muni d'un parachute en cas de panne moteur.

Cet aéronef trouvera sa place avec d'autres, à l'Aéroclub des trois-frontières de Villette et volera pour découvrir de supers paysages du Pays de Longuyon vu d'en haut.
Derrière les murs ou les portes de grange de notre village, on trouve des gens intéressants. Il suffit juste d'oser les rencontrer et d'écouter leur amour s'exprimer.. N'hésitez pas à « dénoncer » un passionné du village et nous nous ferons une joie de nous déplacer.
Decouvrez la doyenne du village : Berthe PILLON
Propos recueillis par Cyril COTINAUT...
Jusqu'aujourd'hui, je la connaissais simplement parce que je la vois dans le village, ou lors du repas des anciens, où elle y fait quelques pas de danse.Après cette interview, je reste très étonné par la forme que tient notre doyenne qui fêtera, le 16 février, ses 100 ans.
Mon envie de savoir tout ce qu'a vécu une personne de cet age, fût comblée.
Bien que la vie pendant les deux guerres se mélange, Berthe se rappelle très bien des dates, et nous fait bien rire par quelques anecdotes.
Une autre chance pour moi, car elle parle encore très bien le patois, mais elle me narre sa vie dans notre langue.
Cette vie, ou plutôt le départ de sa mémoire, commence à 4 ans, à l'éclatement de la Grande Guerre. Les Uhlans arrivent, et c'est dans un chariot tiré par 4 chevaux et conduit par l'ainée des sœurs, que la famille part, sans le père, se réfugier à Méligny-le-Petit près de Void-Vacon (55). La-bas, ils y dorment à même le pré.
Après la Guerre, Berthe retourne à l'école de Grand-Failly, d'où elle en sortira simplement parce que le travail l'appelle.
Quelques années plus tard, elle rencontre Pierre, Maréchal-Ferrand, avec qui elle se marie en 1933.
Madame Pillon ouvre alors un Bar dans la rue principale du village.
A l'époque, le TSF est le seul moyen d'information, mis à part, le Curé ou le Maire. C'est ainsi qu'ils apprennent l'éclatement de la deuxième Guerre en 1939.
Pierre est mobilisé et doit partir rejoindre son casernement à Longuyon. Pendant ce temps, il faut fermer le Bar.
Enceinte, Berthe part se réfugier en Corrèze avec ses deux enfants Gilles et Marc. Jacqueline naîtra à Tulle, nous sommes en 1940.
En 1941, la famille décide de revenir au village. Berthe va travailler dans la famille, dans l'agriculture.
Les quelques deniers épargnés jusqu'alors, permettent de survivre durant cette période très difficile.
Grand-Failly est sous autorité allemande, le Maire est désigné d'office. (Un Maire qui d'ailleurs, partira rapidement à la fin de la Guerre sans demander son reste).
Pierre, quand à lui, est prisonnier en Allemagne puis travailleur libre mais interdit de quitter le Pays.
Il a droit, comme les autres, à une solde, qu'il envoie à son épouse.
Berthe a droit à trois lettres par mois. Le courrier met près d'un mois pour arriver à destination. Elle a droit aussi à faire des petits colis.
D'ailleurs, avec sa sœur, elles abrègeront même la vie d'un veau pour en faire des conserves et en envoyer à son mari.
Pierre reviendra après 5 ans d'absence. Il créée son atelier de Maréchal-ferrand. Berthe rouvre le Bar.
En 1953, Berthe voit arriver le premier tracteur dans le village, dans la famille Hervé-Collin.
Quelques années plus tard, en 1958, un homme, commercial de l'époque, vient dans le Bar et installe un poste TV et une antenne, pour promouvoir cette nouvelle invention qui va inonder les foyers français.
Mais tout le monde ne peut se l'offrir, et parce que Berthe en installe un dans le Bar, les villageois vont pouvoir découvrir les premiers matchs de foot, ou les premières courses automobiles sur les chaînes de l'ORTF.
Quelques temps après, ceux qui ont une télévision, invitent facilement ceux qui n'en n'ont pas. La vie est très familiale, sans animosité. Les gens s'aident beaucoup.
Pendant ce temps, Gilles devient forgeron, Marc est cultivateur, Jacqueline aide maman.
En 1969, une catastrophe touche le village et plus particulièrement la famille Pillon. Marc tombe d'un toit et ne s'en relèvera jamais. Il a trente-cinq ans et laisse deux enfants.
Après une vie de commerçante bien remplie, Berthe prend sa retraite autorisée, à 65 ans. Nous sommes alors en 1975.
Pierre s'endormira pour toujours, en 1987.
Aujourd'hui, Berthe vit à vingt mètre de son fils et cinquante de sa fille.
Elle passe ses journées qui démarrent généralement, pas trop tôt le matin, avec un chat qui s'est adopté sans le demander...(sa situation n'a pas l'air de le déplaire).
Berthe adore lire les magazines Nous-Deux. Elle y aurait même lu qu'un rockeur français très célèbre, aurait la maladie d'Alzeihmer.
A la télé, c'est une inconditionnelle des films de guerre, en couleur ou en noir et blanc, elle les regarde parfois très tard dans la nuit. D'ailleurs, déjà son mari la réveillait parfois, à une heure du matin dans le canapé.
Berhe cuisine toujours et ne lui parlez pas de sandwich, elle cuisine la poule ou la tarte au sucre comme personne.
Mais pas de folie tout de même, pas de gymnastique ni un quelconque saut en parachute, juste un apéritif tous les dimanches chez Jacqueline, où François, le gendre, ouvre une bonne bouteille de vin.
Bordeaux ou Bourgogne, peu importe du moment que le gendre la serve bien.
Et si on lui demande ce qu'elle pense de la vie actuelle, elle trouve qu'auparavant, les gens vivaient avec moins de moyen mais vivaient, malgré tout, beaucoup moins stressés. Les gens d'aujourd'hui, sont à ses yeux, très jaloux.
C'est devant un verre de l'Amitié, que nous avons terminé cette discussion qui aurait pu continuer encore, tellement Berthe a de la conversation.
Bon anniversaire chère Berthe, et longue Vie !
Decouvrez les talents d'une Artiste : Sylvie GOULINS
Propos recueillis par Cyril COTINAUT...Désormais, et quand il sera possible, le "Lougneau" et le site "Grand-Failly.eu" consacreront une page aux personnalités de talent de notre village. Si vous en connaissez, n'hésitez pas à nous le dire à l'oreille et notre envoyé spécial (Cyril COTINAUT) ira recueillir ses secrets.
La première personne à avoir accepté de nous faire pénétrer dans son intimité est Sylvie Goulins.
Cette Artiste modeste nous a impressionnés par ses qualités humaines et son envie de communiquer.
Bien que la Vie ait rendu les mouvements de cette amoureuse de Dally parfois difficiles, il n'en reste pas moins que son coeur et ses mains reproduisent à merveille tous ses modèles qui certainement, étaient sans intérêt avant la rencontre avec l'Artiste.
Des Icônes sur bois, des peintures sur toiles, des céramiques, et même des coloquintes travaillées au cutter, font le bonheur des yeux de ceux qui osent passer la porte de celle qui aime transmettre un morceau de bonheur et de paix dans l'âme.
Bien que Sylvie ne se reconnaisse pas du tout comme une créatrice, elle donne une touche personnelle à des inspirations qu'elle a trouvées aux hasards des moments de sa journée.
La peur de la toile blanche la terrorise au point de ne pas oser se lancer dans sa propre création.
Un grand dommage qui nous prive de toutes les émotions, le bonheur, la joie, la tendresse et le savoir qui nous bercent quand on l'écoute.
Elle recrée le rêve, elle qui aimerait tant se rendre à un cours de dessin.
Comme elle le dit si bien, « sa maison est ouverte » à tous ceux qui souhaiteront découvrir une artiste aux nombreux talents.
copyright 2008